Prague. « La ville aux cent clochers », « La capitale de l’Europe », sont autant de surnoms qui affublent cette ville chargée d’histoire.

Histoire

Chaque pierre représente une époque, tous les styles se cotoyent, plus ou moins harmonieusement. Une chose est sûre, les façades sont chargées en fresques, dorures et reliefs. Que de décors ! Le barroque domine largement, et ceux qui connaissent le style bavarois ou autrichien ne seront pas dépaysés par les constructions tchèques. C’est néanmoins une ville superbe dont chaque monument est remarquable. Pour ne citer que les plus célèbres : Le pont Charles, la grand place, le château (belle citadelle moyenageuse batie sur une colline dominant la ville), les inonbrables églises, le quartier juif, …, les richesses ne manquent pas.

Moeurs

Les moeurs tchèques se lisent dans les batiments de la ville. Ces gens là ont quelque chose d’austère, de sombre, froid, dur. Le climat difficile du centre de l’Europe, doit nécéssairement influencer le caractère fort de ses habitants. Conformément à l’image que l’on peut s’en faire, ils ont tous la moustache, ou la barbe, sont bruns et trapus ! Mais l’austérité et le manque de dynamisme de ces gens vient sans doute d’une époque récente, d’un demi-siècle de stagnation, comme un arrêt sur image. Tandis que nos pays capitalistes subissent d’énormes mutations, le bloc communiste reste identique à lui-même, replié sur lui; faisant de ses camarades, des eternels assistés, sans aspiration ni motivation aucune. Pourtant, c’est de Prague, que viendra la première révolution. Ici, depuis toujours, on sent la liberté, l’indépendance, la volonté. Le sens de la propriété échappe encore complétement à la plupart des tchèques qui ont grandi dans la période communiste. D’ailleurs, ils ont si peu la notion du service, qu’il n’est pas rare de s’asseoir dans un restaurant où l’on ne sert pas, les clients qui n’ont pas réservé (même pour 4 personnes).
La jeune génération, que l’on retrouve dans les pubs le soir venu, transforme peu à peu le mode de vie paisible des tchèques et participe à l’évolution économique.
Dans la rue, vous croiserez des Skoda en limite d’age à coté de Mercedes 500 SL, … certains ont compris que de participer au développement éconnomique de leur pays pouvaient leur amener … plus que la gloire.
En résumé, en se promenant à Prague, vous ressentez à la fois une liberté d’esprit et une créativité forte, et à la fois le poids de cette chappe de plomb du communisme. Une ville qui a dû traverser bien des crises avant d’en arriver là.

Art
Malgré cette apparente austèrité, se cache sans aucun doute un grand romantisme. En effet, à Prague, l’art est omniprésent. Des peintures de Mucha à la plume de Kundera en passant par la musique de Dvorak, Prague respire l’art, Prague vit l’art. Véritable berçeau de concerts classiques, vous ne pouvez pas vous ballader dans les rues sans tomber sur une personne qui distribue des tracts pour un concert. Même dans la rue, des musiciens bravent le vent et la pluie.